Une île cartographiée depuis le XVIIe siècle
La colonisation française de la Guadeloupe commence en 1635. Dès lors, ingénieurs et géographes dressent des cartes de l'île pour la navigation, la défense et la répartition des terres. Ces documents, souvent richement ornés, montrent une côte dessinée avec soin et un intérieur longtemps approximatif, faute d'exploration du massif forestier.
Ce qu'on y lit
Les cartes anciennes font apparaître les premières habitations sucrières, les forts qui gardaient les rades, les paroisses devenues aujourd'hui des communes et des toponymes parfois disparus. Comparées à une carte actuelle, elles montrent comment le peuplement s'est d'abord concentré sur les côtes, avant de gagner les terres de la Grande-Terre avec la culture de la canne.
Où les consulter
La bibliothèque numérique Gallica de la Bibliothèque nationale de France rend accessibles en ligne de nombreuses cartes anciennes des Antilles. Les Archives nationales d'outre-mer, à Aix-en-Provence, conservent les fonds de l'administration coloniale, et les Archives départementales de la Guadeloupe gardent la mémoire locale.
Les lire avec prudence
Orientation variable, échelles en lieues, noms écrits selon l'usage de l'époque : une carte ancienne se lit comme un témoignage de ce que l'on savait, et de ce que l'on voulait montrer, plus que comme une vue exacte du territoire.
















